Qui sommes-nous?
Notre vision
Ce projet est à la fois ouvert, évolutif et communal :
Ouvert, il ne s’inscrit pas dans une doctrine déterminée.
Évolutif, le projet de la Ferme se met en place progressivement, au gré du mûrissement des relations et des initiatives du lieu, de manière concertée sur la base d’une charte et d’un règlement intérieur évolutifs.
Communal, les habitants et actifs de la Ferme organisent ensemble leurs usages et leurs développements.
Située dans un territoire qui se vide depuis un siècle avec l’exode rural, où la moitié des agriculteurs partent à la retraite dans les 10 ans à venir, la ferme expérimente un avenir des ruralités autour de 4 axes :
AXE RECHERCHE ET PÉDAGOGIE
en relation avec Le Champ des Possibles
et l’Institut des futurs ruraux
(contact : xaviercdpossibles@gmail.com)
Depuis 10 ans, la ferme de la Mhotte accueille des chercheurs, des étudiants en master, issus d’écoles d’art, de design ou d’agronomie, d’universités, pour réaliser des enquêtes sur les mondes ruraux et leur permettre une immersion en contexte rural, écologique et agricole (DU Yes We camp (2022), Master de la redirection écologique, École Strate de Lyon (2021-24), Laboratoire d’écologies pirates (2018-21), DSAA Objets, Ressources, Territoires Yzeure et ENS Paris Saclay (depuis 2020), écoles supérieures d’art : ESACM (2016), EESAB (2023) .
+ accueil de stagiaires sur demande (contact mail : xaviercdpossibles@gmail.com)
+ accueil de volontaires en service civique sur des missions de 8 à 12 mois (contact : leonorecdpossibles@gmail.com)
+ accueil de stages divers et variés autour de l’art et de l’agriculture (contact mail : xaviercdpossibles@gmail.com)
+ depuis 2022 accueil de groupes scolaires dans le jardin de Greta (contact : luisef@posteo.net)
+ depuis 2022 accueil d’un jardin pédagogique de la Mhotte
AXE AGRICOLE
Disposant d’une cinquantaine d’hectares, la ferme de la Mhotte combine des activités de subsistance et des activités agricoles : lieu de production et lieu “école” organisant des formations (ex. : taille, transformation).
Jardin de Greta : arboriculture en agro-écologie (contact : luisef@posteo.net)
+ Verger de pommiers et pêchers (4 hectares)
+ parcelle expérimentale en agriculture biologique de verger diversifié planté successivement depuis 2022 (1,7 ha) d’Aronias (appelée aussi baies de santé). Les baies sont transformées sur la ferme ( sirop, pâte de fruits, confiture) et vendues en circuit court.
Ekita, pension de chevaux, Equithérapie (contact : champommier@gmx.fr)
+ Verger de pommiers et pêchers (4 hectares)
+ parcelle expérimentale en agriculture biologique de verger diversifié planté successivement depuis 2022 (1,7 ha) d’Aronias (appelée aussi baies de santé). Les baies sont transformées sur la ferme ( sirop, pâte de fruits, confiture) et vendues en circuit court.
AXE ARTISTIQUE ARTISANAL ET CULTUREL
Accueillant des artistes en résidence depuis plus de 30 ans, la ferme de la Mhotte est aussi un lieu d’habitation pour des artistes qui y développent leurs activités.
+ ateliers d’artistes (groupe d’artistes Bureau d’études , Nessa Nalin, Camille Condroyer)
le Champ des Possibles (contact: leonorecdpossibles@gmail.com)
+ atelier d’impression en risographie
+ programmation avec diffusion de spectacles (théâtre, concert, danse, performance, évènements…)
+ résidence artistique ( plasticien, spectacle vivant, musique…)
+ ateliers de pratiques artistiques et artisanales
+ recyclerie textile des possibles, projet inscrit dans l’Economie sociale et solidaire (ESS)
AXE VIVRE ENSEMBLE
Le tiers-lieu de la Mhotte est une ferme où des personnes font le choix quotidien de faire cohabiter leur espace privé avec leur engagement dans un projet collectif, encadré par une gouvernance partagée
+ l’ habitat est intergénérationnel regroupant des familles et des volontaires en service civique, des stagiaires
+ des gîtes associatifs accueillant des groupes ou personnes de passage (capacité : 22 couchages)
+ un café associatif ( à venir)
+ un verger commun
+ un jardin potager commun
+ La Fête de la pomme, fête annuelle à l’automne, qui célèbre la pomme sous toutes ses formes
Brochures
Le document de présentation de la Ferme de la Mhotte est disponible ici. Les actualités sont communiquées sur la page Facebook de la Ferme de la Mhotte. + Instagram




Approfondir
Histoire
L’Allier est un pays de terres pauvres. Le rapport de Diannyere du 11 juin 1793, considérait le département comme l’un des « plus pauvres de la République » et Arthur Young disait de sa terre qu’elle était l’une des « plus improductives du royaume ».
Ceci explique peut-être que le bocage bourbonnais soit une région historique du métayage avec toutes ses conséquences économiques, sociales, politiques, environnementales : en Allier, d’après une statistique de 1856, 40% de la population agricole est métayère contre 7% pour l’ensemble de la France, et 42% des superficies agricoles sont en métayage en 1882. Et cette condition va perdurer jusqu’à l’abolition du métayage après la Seconde guerre mondiale.
Alors que les terres autour de Bourbon l’Archambault se vident, au fur et à mesure de la modernisation agricole, arrivent des parisiens dans les années 1970, qui installent une école Waldorf à Saint Menoux.
L’école de la Mhotte accueille aujourd’hui une centaine d’élèves (elle en avait 300 dans les années 1990). La naissance de l’école a favorisé l’éclosion autour d’elle de nombreux projets sociaux, thérapeutiques, culturels, montés souvent par les parents de l’école : le foyer de pédagogie curative Ruzière recourant à l’art, au jardinage et à l’artisanat dans ses pratiques thérapeutiques a été mis en place au début des années 1980.
La ferme de la Mhotte : éléments historiques d’un lieu-dit
Le lieu dit la Motte est signalé sur la carte Cassini du XVIIIe siècle. L’orthographe du lieu-dit varie selon les cartes entre La Mhotte, La Motte ou encore La Mothe. Le terme de Motte, largement répandu en France sous une orthographe ou sous une autre, renvoie aux mottes castrales, fortifications de terre qui ont accompagnées le mouvement de mise en valeur du sol au Xe et XIe siècle, prenant le relais des « oppida », ces places fortifiées de la fin du Bas-Empire romain.
En Allier, les mottes castrales sont très nombreuses : plus de 90% des communes actuelles du département ont encore aujourd’hui conservé les traces de l’édification d’au moins une motte castrale. 32% des communes possédaient deux mottes et 18% en possédaient trois [Germain, 2005 :55]. Les mottes castrales ont servi notamment à contrôler la circulation des hommes et des marchandises quand elles ne servaient pas de centre administratif ou de lieu de protection, marquant ainsi, une étape majeure dans l’encellulement des populations.
Hors les mottes castrales, il y a souvent autour d’elles des mottes que R. Germain appelle « de front pionnier » (qui peuvent être aussi des mottes de surveillance) marquant l’avancée du défrichement à partir du XIe siècle. Elles ont accompagné la mise en valeur des terres nouvelles gagnées sur les zones boisées et humides [Germain, 2005:57].
Peut-être que la petite Mhotte (Cassini) et le château de La Mhotte qui se trouve à côté l’un de l’autre, ont formé à l’origine une même motte de front pionnier. Les lieux-dits limitrophes indiquent par leur toponymes, des terres de végétation dégradée (essarts, bruyères, etc.) ou de zones de défrichement (brousse, bussière, bois brûlé, etc.). Mais le Bourbonnais dans son ensemble a une forte densité de noms de lieux habités issus de défrichement : sur les 320 commune actuelles du Bourbonnais, 400 lieux habités portent des noms de forêt dégradée, et 300 une végétation de petits bois [Germain, 2005:70].
Trajectoire d’une expérimentation sociale
La Ferme de La Mhotte construite au XIXe siècle était liée à l’époque, dit-on, à une dizaine de fermes alentour avec lesquelles elle a entretenu des contacts plus ou moins forts tout au long de son histoire. Jusque dans les années 1960, la ferme est un lieu d’habitation et d’activité pour une quarantaine de personnes. Les liens avec les fermes alentour ont alors disparus. Les conditions de vie sont parfois très précaires. Les lieux d’habitation ne comportent pas toujours le chauffage ni l’eau courante.
Consacrée à l’élevage jusqu’en 1990, la ferme est rachetée en décembre 1991 par un groupe de personnes (souscripteurs, amis et soutiens des initiatives anthroposophiques en Allier) sous la forme d’une Société civile agricole d’une cinquantaine de porteurs de parts. C’est un domaine d’une cinquantaine d’hectares avec de nombreux corps de bâtiment qui permettent de mettre en place des logements individuels et collectifs et des espaces de travail.
Le groupe porteur de projet est issu de l’école de la Mhotte sur le domaine attenant, le Château de La Mhotte, qui dispose à l’époque d’un bail emphytéotique auprès d’un imprimeur parisien propriétaire. Par cet achat, la volonté était de créer un « troisième pilier » venant compléter les autres initiatives de ce petit territoire de recherche sociale formée par l’école de La Mhotte, le Foyer Michaël et la Ferme de Béguets (ferme biodynamique).
Dans un premier temps, cinq projets s’installent sur la ferme : une coopérative ayant pour objet de développer une plate-forme de distribution de produits biologiques sur l’Auvergne (Bio-centre, aujourd’hui L’échoppe). Une association culturelle, lieu de stages et de résidence pour jeunes créateurs (Le Chant des possibles). Une structure d’accueil de stages et séminaires. Un maraîcher. Un Jardin botanique (La Rose et la Passiflore) [Le jardin botanique de la Mhotte, 1996]. Ce dernier projet change de statut en 1995 et se transforme en une entreprise d’insertion, Terre de semences, ayant pour finalité de commercialiser des semences non enregistrées au catalogue des semences commercialisables. Ayant fait faillite, cette activité s’installera alors à Alès en 1999 sous le nom de Kokopelli.
Suite à la faillite de ce projet, de nouveaux projets s'installent avec plus ou moins de succès jusqu'à présent, maintenant dans les lieux un esprit d'ouverture et d'expérimentation qui le caractérise depuis le départ.
Après 2012, pour assainir la question de la propriété de telle manière à ce que les usagers puissent pleinement prendre en responsabilité leurs usages, un fonds de dotation, Terres franches, est créé, dont l’objet est de sortir la terre et le bâti de la propriété. Aujourd’hui, la majorité des parts détenues par des personnes physiques et morales dans la SCA (propriétaire) ont été progressivement données au Fonds de dotation Terres franches (aujourd’hui majoritaire).
Réseaux & Partenaires
École de la Mhotte
Mitoyenne de la ferme de la Mhotte dans un territoire partageant le même destin depuis le XIIIe siècle, l’école de la Mhotte est une école associative hors contrat de pédagogie Steiner-Waldorf créée en 1976. Installée sur le site depuis 1979 elle accueille aujourd’hui environ 120 élèves.
https://www.lamhotte.fr/ecole/
Ferme de Kerminy
Une résidence autonome d'artistes côtoie une micro-ferme maraîchère expérimentale dans un ancien parc botanique de 12,5 ha.
https://kerminy.org
Laboratoire d’écologie pirate
Ce laboratoire n’est affilié à rien. Nous revendiquons un espace libre pour prendre la distance nécessaire à la refondation de chantiers de recherche, impliquant des acteurs multiples et des habitants, des chemins de traverse, des savoirs locaux, des explorations sensibles, des expériences vécues, des luttes écologiques. Cet espace est libre mais situé. Nous cherchons des modes d’habiter écologiques, à l’échelle locale et globale, et nous travaillons à déterrer les savoirs qui en forment le substrat. Comment ? Par une enquête, pour l’instant, auprès d’un territoire rural marqué par différentes recherches au cours de son histoire, qu’elles se formulent en termes de pédagogies anthroposophes, d’instauration de communs, d’agricultures biologiques sans énergies fossiles ou sans vaccination, pour n’en citer que quelques-unes. (…)
https://ecologiepirate.org
Journal “La planète laboratoire“
Le journal La Planète Laboratoire a été créé en 2007, sur l’intuition que d’une « planète usine » il fallait passer à l’analyse d’une « planète laboratoire » – où le « risque acceptable » est la variable d’ajustement d’expérimentations à échelle 1. Le postulat d’origine, faisait de 1945 la date symbolique d’instauration du laboratoire planétaire, avec la bombe atomique comme marqueur et symptôme.
https://laboratoryplanet.org/
VEFA (volontariat écologique franco-allemand)
Le VEFA s’inscrit dans le programme du Volontariat Franco-Allemand de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ), dans le cadre du Service Civique français et de l’IJFD, son équivalent allemand.
Si vous êtes intéressé·e et souhaitez plus de renseignements sur l’accueil d’un·e jeune volontaire allemand·e, contactez l’association partenaire allemande, le FÖJ-KUR
Service civique
Aux termes de l’article L. 120-1 du code du service national, introduit par la loi du 10 mars 2010 relative au Service Civique, le Service Civique offre à toute personne volontaire l’opportunité de s’engager en faveur d’un projet collectif en effectuant une mission d’intérêt général auprès d’une personne morale agréée.




Prendre part
DEVENIR VOLONTAIRE EN SERVICE CIVIQUE
Depuis plus de 17 ans, la ferme accueille des volontaires en service civique, qui sont portés par l’association du CHAMP DES POSSIBLES. Les missions proposées couvrent deux domaines :
Environnement :
mission Rapprochement villes/campagnes et développement local/rural soutien au projet du vivre ensemble. Cette mission accueille des jeunes éco-volontaires allemands en partenariat avec le VEFA (volontariat écologique franco-allemand)
mission Accompagnement de la ressourcerie textile-livre des possibles.
Culture et loisirs :
mission Design de communication en milieu rural. Cette mission consiste à animer un atelier partagé d'impression risographique , à développer et accompagner des pratiques d’auto-édition.
Pour participer pleinement au projet collectif de la Ferme de la Mhotte, un logement est réservé aux volontaires à la ferme.
Pour plus d’information, voir la publication des missions dans la rubrique “actualité” et sur le site du service civique. contact : leonorecdpossibles@gmail.com
FAIRE DU WOOFING AGRICOLE
Il y a toujours à faire à la ferme : aider au désherbage, aux récoltes, à la plantation, aux semis,, à la transformation, en cuisine, à déplacer les animaux, à l'entretien du domaine...etc.
Le rythme du woofing :
Nous travaillons de 9h à 13h en général, et de 7h à 11h en été. Puis pause déjeuner de 13h à 14h30.
Puis temps libre.
Pour le logement il y a une chambre d'ami dans la maison commune, avec une salle de bain partagée avec deux volontaires en services civiques.
Il y a la possibilité de s'installer sur le camping (sanitaires partagés), soit dans une grande tente fournie, soit en posant sa tente ou caravane.
À 13h nous déjeunons ensemble. Pour le petit déjeuner et le repas du soir chacun est autonome. Parfois nous dînons ensemble si l'envie, le temps y est (possibilité de se servir des légumes du jardin).
Contact via notre profil sur le site WWOOF France: https://wwoof.fr/fr/host/59308
ou écrire un mail à fermedelamhotte@gmail.com





